Travailler avec des sous-fichiers

De nombreux manuels et cours sur LaTeX conseillent de travailler avec des sous-fichiers, permettant de scinder ses documents de travail en plusieurs fichiers (e.g. un fichier par chapitre pour l’écriture d’un livre).

Prendre l’habitude d’une telle pratique peut-être une très bonne idée, mais il peut également être très intéressant de pousser plus loin la réflexion. Dans la mesure où le document va être scinder, il peut être intéressant de pouvoir compiler chaque sous-fichier de manière indépendante. Pour cela j’ai écrit un petit package (que vous ne trouverez pas sur le CTAN) qui permet de compiler un fichier à l’intérieur d’un plus général ou de manière indépendante, sans avoir à modifier à chaque fois le code source.

Concernant l’appel des packages

Il est nécessaire d’écrire l’ensemble des appels de packages dans un fichier à part puisque ce dernier sera appelé par le document maître à la compilation, mais également par les sous-documents lorsqu’on les compilera de manière indépendante.

Dans ce fichier vous pouvez appeler les packages que vous souhaitez, aucun n’étant nécessaire au bon fonctionnement du package que j’ai écrit. Vous pouvez également y indiquer votre nom avec la commande \author{} et éventuellement une date avec la commande \date{}.

Avec le fichier maître…

Le fichier principal se construit globalement de la même manière que d’habitude, seulement il est nécessaire d’initialiser un compteur particulier qui servira lors de la compilation du document et d’appeler le fichier de préambule créé préalablement. Le compteur en question s’initialise de la manière suivante :

\newcounter{multipart}

Ainsi, un exemple minimal de fichier maître se présenterait comme suivant :

\documentclass{book}
\input{preambule} % le fichier indépendant qui contient l'appel des packages et la définition de l'auteur grâce à la commande \author{}
\newcounter{multipart}
\title{Le titre}

\begin{document}
\maketitle
\input{le sous-fichier}
\end{document}

… et les fichiers esclaves

Il s’agit à présent de nous arrêter sur les sous-fichiers. Il s’agit tout d’abord d’intégrer le fichier multipart.tex qui contient les indications nécessaires au bon fonctionnement du processus (et que nous développerons plus bas). Ce fichier doit se trouver dans le même dossier que le fichier compilé. En cas d’utilisation de sous-dossiers pour les fichiers, il est nécessaire que ce fichier se trouve également dans ces dossiers. (Un simple lien symbolique permet de simuler la présence de ce fichier sans avoir à les mettre à jour à chaque modification.)

Il convient ensuite d’appeler la commande \debutmultipart{}{} qui demande deux arguments. Le premier correspond au titre du document. Il apparaîtra comme un titre de chapitre lorsque le document sera compilé en même temps que le fichier maître (qui correspond à un livre), mais il deviendra le titre d’un article lorsque le fichier sera compilé seul (le document prenant alors la classe article). Le second argument correspond simplement au chemin du fichier de préambule créé plus tôt (ce chemin est le chemin relatif depuis le sous-fichier, il servira lors de la compilation autonome).

À la suite de cela vous n’avez qu’à écrire votre document (avec un premier niveau de titre commençant à la section).

En fin de fichier, il vous suffit d’indiquer la fin du sous-fichier par la commande \finmultipart{}.

Un exemple minimal serait le suivant :

\input{./multipart}
\debutmultipart{Mon titre de chapitre (d'article)}{../preambule}

Le corps de texte de mon document.

\finmultipart{}

Le package multipart

Il ne nous reste pus qu’à créer (dans votre cas copier) le package en lui-même, dans un fichier multipart.tex.

\ifdefined\debutmultipart
\else
  \newcommand{\debutmultipart}[2]{%
    % Définition du titre du document
    \ifdefined\titre
      \renewcommand{\titre}[0]{#1}
    \else
      \newcommand{\titre}[0]{#1}
    \fi
    % si le compteur 'multipart' existe...
    \ifcsname c@multipart\endcsname\stepcounter{multipart}
      % ...alors c'est que le document est chargé par le document principal
      % et le préambule a déjà été chargé par le document principal
      % le titre est donc un chapitre
      \chapter*{\titre{}}
      \addcontentsline{toc}{chapter}{\titre{}}
    \else    
    % ...sinon c'est que le document est compilé en autonomie

      % on définit le type du document
      \documentclass[a4paper]{article}

      % on charge le préambule
      \input{#2}

      % le titre est donc le titre du document
      \title{\titre{}}

      % on commence le contenu
      \begin{document}

      % on met en place le titre du document
      \maketitle
    \fi
  }

  \newcommand{\finmultipart}[0]{%
    % si le compteur 'principal' existe...
    \ifcsname c@multipart\endcsname \stepcounter{multipart}    
      % ...alors ne rien faire car le document continue dans le document principal
    \else
      % sinon on termine le contenu
      \end{document}
    \fi
  }
\fi

Voilà, il ne vous reste plus qu’à compiler à votre convenance le document principal ou le sous-document pour obtenir le fichier de votre choix.

Réaliser un sommaire automatique sous LibreOffice

Lorsqu’on réalise un document assez long et/ou volumineux, il peut être intéressant d’avoir un sommaire afin de mieux guider les lecteurs dans leur découverte de l’ouvrage.

Il est bien sûr possible de réaliser le sommaire (ou table des matières) à la main, en indiquant manuellement les noms des titres, sections, etc., et la pagination correspondante (ne mentez pas, je sais que tout le monde l’a fait au moins une fois), mais cette méthode, en plus d’être longue et éprouvante, pose le problème de l’actualisation à chaque travail sur le document. Le texte grandissant, la pagination en vient fatalement à changer et le travail est à refaire. Je sais ce que vont me dire les petits malin du fond de la classe “Eh, mais il suffit de faire le sommaire à la fin du travail, lorsque le document est terminé !” Merci pour cette intéressante remarque à laquelle je répondrais en vous demandant la solution lorsqu’il vous faut rendre régulièrement des versions plus ou moins abouties de votre travail…

Le plus simple, à mon sens, est de demander à LibreOffice de réaliser de manière automatique la table des matières. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser les styles.

Les styles

Les styles sont des options de mise en forme automatique et généralisée à l’ensemble du document. Ils permettent d’avoir une cohérence dans la mise en forme, en page des différents éléments textuels, picturaux, etc. C’est grâce à eux, par exemple, qu’on peut faire en sorte que tous les paragraphes commencent par une indentation et soient justifiés, ou encore que tous les titres de premier niveau soient en gras et soulignés.

Sous LibreOffice, il existe un certain nombre de styles déjà enregistrés, qu’il est possible de modifier à votre convenance, et l’utilisateur a la possibilité d’en créer d’autres. Concernant les titres, LibreOffice en embarque 10 niveaux, ce qui est amplement suffisant (on se sert la plupart du temps d’environ 5 à 6 niveaux). Pour un document long composé en chapitres, on pourrait considérer les niveaux de titre comme tels :

  • Titre 1 : Chapitre
  • Titre 2 : Section (e.g. 1. Titre)
  • Titre 3 : Sous-section (e.g. 1.1 Sous-titre)
  • Titre 4 : Sous-sous-section (e.g. 1.1.1 Sous-sous-titre)
  • Titre 5 : Paragraphe

On se sert donc très peu des niveaux en dessous de paragraphe. On peut éventuellement descendre à 6 niveau si on souhaite diviser son ouvrage selon différentes parties, auquel cas le titre de niveau 1 correspond aux parties, le niveau 2 aux chapitres, etc.

En adoptant cette pratique (ce qui, soit dit en passant, n’est pas très compliquée à faire), vous indiquez à LibreOffice ce que vous considérez comme un “titre” (au sens le plus général), ce qui permet entre-autre de réaliser la table des matières, mais aussi de numéroter automatiquement vos parties (par des chiffres, des lettres, etc.), ou encore de déplacer de grands morceaux de textes au sein de votre document.

Déplacer des parties

Je souhaite faire là un petit aparté. En utilisant les styles de titre, LibreOffice enregistre votre découpage du document. Vous pouvez alors ouvrir le “navigateur” (Menu AffichageNavigateur ou alors la petite boussole dans votre barre de raccourcis, ou encore grâce à la touche F5). Dans ce Navigateur apparaissent vos titres, affichés de manière hiérarchique. En en sélectionnant un dans le navigateur, vous pouvez, grâce aux outils de cette fenêtre monter ou abaisser vos titres. Ce faisant, LibreOffice déplacera tout le contenu associé à cette partie (à savoir les paragraphes mais aussi les sous-titres associés).

Vous commencez, j’imagine, à comprendre la puissance que peuvent avoir les styles dans LibreOffice.

Réalisation du sommaire

À présent que votre document est écrit, avec les titres identifiés comme tels, nous pouvons demander à OpenOffice de créer le sommaire.

Recoder des questionnaires avec LibreOffice

Lorsqu’on travaille sur des enquêtes par questionnaire, il arrive fatalement un moment où il devient nécessaire de traiter les résultats. On a alors tendance à coder les réponses afin d’en faciliter la saisie. Cependant, lorsque le travail sur la base de donnée ainsi construite arrive, il peut, cette fois, être plus simple d’avoir accès aux intitulés réels. Commence alors un travail de recodager des données.

Explication théorique

La méthode la plus performante reste l’utilisation de la formule conditionnelle SI.

La syntaxe de cette commande est la suivante :

SI(test;traitement si vrai;traitement si faux)

Ainsi, il suffit de test le contenu d’une cellule et de demander l’affichage en conséquence.

Cas pratique

Soit une série de réponses à une question à choix unique dont les modalités seraient les suivantes :

Réponse réelle Code réponse
Jamais 01
Souvent 02
Très souvent 03

À supposer la feuille de calcul suivante :

A
1 01
2 03
3 01
4 02
5
6 01

Dans la cellule B1, il s’agirait d’écrire la formule suivante :

=SI($A1="01";"Jamais";SI($A1="02";"Souvent";SI($A1="03";"Très souvent";"Non réponse")))

Il suffirait alors de copier-coller cette formule dans l’ensemble de la colonne B pour que les codes se transforment en réponses intelligibles. Le tableau précédent deviendrait ainsi :

A B
1 01 Jamais
2 03 Très souvent
3 01 Jamais
4 02 Souvent
5 Non réponse
6 01 Jamais

Rendre ses scripts accessibles de n’importe où

Tous ceux qui ont déjà créé des scripts Bash savent combien il est énervant de devoir soit se placer dans le dossier contenant le script en question, soit écrire le chemin complet vers le script pour l’exécuter. Or il est possible d’exécuter ses scripts depuis n’importe quel emplacement dans l’arborescence, simplement en disant à GNU/Linux où il doit chercher.

Un peu de théorie…

Afin d’exécuter des scripts et a fortiori des programmes, GNU/Linux regarde des dossiers spécifiques pour trouver les exécutables. Ces dossiers sont contenus dans la variable d’environnement $PATH. Afin d’afficher cette variable et savoir quels sont les dossiers parcourus, tapez la commande suivant dans un terminal :

$ echo $PATH

Les dossiers parcourus sont séparés par le caractère “:”. Si vous voulez les voir s’afficher avec un dossier par ligne, vous pouvez écrire la commande suivante :

$ echo $PATH | sed -e "s/:/\n/g"

… et on passe à la pratique

Pour ajouter votre (vos) propre(s) dossier(s) à cette liste, il vous faut éditer votre fichier .bashrc. Ajoutez-y à la fin une des deux lignes suivantes :

  • si vous voulez ajouter un seul dossier :
export PATH=$PATH:lien_absolu_vers_votre_dossier
  • si vous voulez en ajouter plusieurs, il suffit de séparer les dossier par un “:” de la manière suivante :
export PATH=$PATH:lien_absolu_vers_votre_dossier_1:lien_absolu_vers_votre_dossier_2

Vous auriez pu écrire ces lignes directement dans votre terminal, mais cela n’aurait fonctionné que pour la session de ce terminal. Pensez à relancer une instance de terminal pour les changements soient pris en compte. À présent, vous pouvez appeler vos programmes et scripts shell où que vous vous trouviez dans l’arborescence de votre ordinateur.

Transférer des données avec Rsync

Mise en réseau des postes

Il nous faut relier les deux postes informatiques. Pour cela, le plus simple à mettre en place est de connecter les deux postes au même réseau, WiFi (fonctionne de manière acceptable lorsqu’il y a peu de données à transférer) ou filaire. Les postes se verront alors affecter une adresse IP de manière automatique.

Pour un trasfert plus rapide, il est préférable de passer par un switch. Là, il nous faudra assigner une adresse IP à chacun des postes. Connectez les PC à l’aide de cables “réseaux” (RJ45) au switch. Assignez à présent une adresse IP, différente, à chaque poste à l’aide de la commande ifconfig, par exemple :

# ifconfig eth0 192.168.1.25

Préparation au transfert

Le transfert va s’effectuer au travers du protocole SSH. Il faut donc qu’une connexion SSH soit possible entre le client et le serveur SSH. Installez à présent la commande rsync qui va nous permettre de réaliser le transfert. Cette installation est nécessaire sur le client et le serveur.

# apt-get install rsync

Transfert des données

Placez vous sur le poste qui va recevoir les données et récupérez son adresse IP.

# ifconfig

Eth0 correspond à votre liaison filaire et Wlan0 à votre liaison WiFi. L’adresse IP se trouve sur la deuxième ligne, après le inet adr.

Placez vous à présent sur la machine source, celle qui contient les données à envoyer, et tapez la commande suivante (en adaptant à votre poste, les chemins devant être absolus) sur une seule ligne :

$ rsync -avz --progress --stats dossier_source votre_login_sur_le_poste_destinataire@adresse_ip_du_poste_destinataire:dossier_de_destination

Les options utilisées sont les suivantes :

  • -a –archive (correspond au mode archive) ;
  • -v –verbose (active le mode bavard, le programme affichera quel fichier il envoie) ;
  • -z –compress (active la compression des données pendant l’envoie) ;
  • –progress (affiche la progression durant le transfert) ;
  • –stats (donne des statistiques sur le transfert des fichiers).

Vous pouvez également utiliser :

  • -c –cheksum (permet de vérifier la somme MD5 des fichiers) ;
  • -u –update (n’envoie que les fichiers nouveaux, utile pour la reprise d’un envoi stoppé ou pour faire fréquemment une copie sans recopier les données déjà à jour) ;
  • –help (affiche l’ensemble des options activables).

Notez qu’il est tout à fait possible d’effectuer cette manipulation avec des PC se trouvant dans des lieux différents. Il suffit de connaître l’adresse IP publique. Certains sites tels que http://checkip.dyndns.org permettent de connaître sa propre adresse IP publique.

Lire les formats audio et vidéo libres sous GNU/Linux et MS Windows

Qui dit logiciel libre, dit formats libres. Vous connaissez surement le format OpenDocument (mais si, les odt, ods, odp, etc. utilisés entre autres par OpenOffice.org et LibreOffice) ou encore le PNG et le SVG, ces formats d’images, respectivement matricielles et vectorielles. Ce sont tous des formats libres, ouverts et il en existe, bien entendu, également dans le monde du multimédia. Les plus courants sont :

  • le OGG, un conteneur pouvant accueillir, en plus de fichiers de sous-titre, des fichiers :
    • en OGG Vorbis (un algorithme de compression audio avec perte),
    • en OGG Theora (un format de compression vidéo),
  • le FLAC, un codec de compression audio sans perte ;
  • le MKV, un conteneur permettant d’accueillir la majorité des flux et codecs audio/vidéo existants ainsi que des pistes de sous-titre.

S’ils sont pris en charge (la plupart du temps) nativement sous GNU/Linux, ça n’est pas le cas sous MS Windows et Mac OS (X). Cependant, le lecteur VLC Media Player supporte (comme de nombreux autres codecs) les fichiers portant les extensions citées plus haut. Si certains s’en satisferont, au moins pour la vidéo, il faut avouer qu’il n’est pas forcement très pratique à utiliser au quotidien pour la musique, notamment face à des logiciels tels que MPD, Rhythmbox, Windows Media Player, ou encore iTunes, qui intègrent une gestion de bibliothèque assez pratique.

Installation

GNU/Linux

La plupart des distributions GNU/Linux intègrent nativement le support des formats libres. Si ça n’est pas le cas, vous avez toujours la possibilité de les rajouter, ne vous inquiétez pas.

Pour installer le support du MKV, il vous faut les librairies suivantes libebml et libmastroska. Pour le FLAC, il vous faut installer flac. Enfin, pour le OGG, il faut installer libogg et y ajouter libvorbis et vorbis-tools (pour la lecture du Vorbis) et libtheora (pour le Theora).

Pour Debian (et dérivées), pour tout installer d’un coup, entrez la ligne suivante dans un terminal :

# apt-get install libebml libmatroska flac libogg libvorbis vorbis-tools libtheora

MS Windows

Pour pouvoir profiter de ces fichiers sous MS Windows, il vous suffit de télécharger l’exécutable se trouvant à cette adresse, de l’exécuter, et de redémarrer votre machine. Une fois ceci fait, vous serez en mesure de lire ces fichiers directement depuis le Windows Media Player.

Utilisez des polices de caractère libres

Il existe de nombreuses polices de caractères (des fonts) libres et gratuites de grande qualité. Bien évidemment il existe celles intégrées au système de composition de documents LaTeX mais il en existe d’autres que vous pouvez utiliser avec votre traitement de texte particulier (LibreOffice par exemple) mais aussi avec votre logiciel de graphisme ou même directement votre système d’exploitation.

The Fell Types

 Les caractères Fell tiennent leur nom de John Fell, un évêque d’Oxford du 17e siècle. Non seulement il a créé une collection unique de caractères d’impression mais il a également entamé une des plus importantes aventures dans l’histoire de la typographie. (source)

Plusieurs variantes de ces caractères sont disponibles sur le site du projet, notamment une version vieillie avec des caractères irréguliers, parfaits pour simuler un texte ancien.

Ces fontes sont disponibles sous la licence SIL_Open_Font_LicenseLSIL Open Font License, Version 1.1.

Linux Libertine

 Le jeu de caractères Linux Libertine se divise en deux version. Il existe une version avec empattements (serif), qui est à la base du projet, ainsi qu’une version sans empattement (sans) intitulée Linux Biolinum.

L’un des nombreux avantages de cette fonte tient de sa grande variété de glyphes, avec un support de nombreuses langues et certaines particularités telles que le support de ligatures et des chiffres elzéviriens. Cette police est notamment utilisée par l’encyclopédie libre Wikipédia pour son logo.

Certaines options sont activables au sein de LibreOffice grâce à la version G de la police. Pour plus d’informations, visitez la page de présentation.

Ces fontes sont placées sous GPL et OFL.

La Poule ou l’Œuf

La Poule ou l’Œuf est un service web permettant de créer des documents de qualités basé sur LaTeX. Il permet la gestion de collections, puis d’ouvrages, et est particulièrement adapté au travail de rédaction à plusieurs mains.

Prérequis

Pour pouvoir installer la poule ou l’œuf, vous devez avoir :

  • Apache 2 ;
  • PHP 5 ;
  • MySQL ;
  • Java 5 (jre).

Configuration

Apache2

Vous devez activerle module ‘mod_rewrite‘ à l’aide de la commande :

# a2enmod rewrite

Puis, ajoutez les règles de rewriting dans le fichier de configuration d’Apache : /etc/apache2/apache2.conf).

Options +FollowSymlinks
RewriteEngine on
RewriteRule ^page-([0-9]+)$ /page.php?id=$1 [L]

Vérifiez également l’existence des lignes ci-dessous dans le fichier /etc/php5/apache2/php.ini :

zlib.output_compression = On
zlib.output_compression_level = 5
zlib.output_handler =

À présent, redémarrez Apache pour qu’il puisse prendre en compte la nouvelle configuration :

# /etc/init.d/apache2 restart

PHP

Assurez-vous que les modules suivants sont installés (lorsque des paquets sont à installer, il sont indiqués entre parenthèses) :

  • CURL (php5-curl) ;
  • GD (php5-gd) ;
  • ICONV ;
  • ImageMagick (php5-imagick) ;
  • JSON ;
  • LIBXML ;
  • MBSTRING ;
  • pdo ;
  • PDO_MYSQL ;
  • WDDX ;
  • TIDY ;
  • XMLWRITER ;
  • XLT (php5-xsl) ;
  • ZIP ;
  • ZLIB.

MySQL

Créez un utilisateur qui servira uniquement pour la poule ou l’œuf et créez une base en conférant à cet utilisateur tous les droits (PHPMyAdmin permet de créer automatiquement la base en même temps que l’utilisateur, lui donnant ainsi automatiquement les droits).

Autres logiciels

Certains logiciels et/ou paquets sont nécessaires pour le bon fonctionnement de la poule ou l’œuf et notamment concernant l’exportation/importation des livres dans/depuis différents formats.

  • OpenOffice.org (pour le support des formats ouverts) ;
  • uconv (pour le support des documents MS Office) ;
  • TeXLive (distribution LaTeX)

Installation de la poule ou l’œuf

Récupérez l’archive sur le site de la poule ou l’œuf, ou directement à cette adresse, et dézippez-la sur votre serveur, à l’emplacement voulu.

Accordez les droits de lecture/écriture sur l’ensemble du dossier contenant la poule et l’œuf.

Ajoutez les lignes suivantes dans votre fichier de configuration d’Apache (/etc/apache2/site-enables/000-default) :

<Directory /var/www/rep_ou_se_trouve_la_poule_ou_l_oeuf>
~""AllowOverride"" all
</Directory>

Dans votre navigateur, atteignez le dossier ‘/install‘ et laissez-vous guider.

Une fois le processus d’installation terminé, pensez à supprimer (ou au moins renommer) le dossier install et connectez vous. N’oubliez pas de mettre à jour votre version de la poule ou l’œuf par le biais de la page mise à jour.

Une fois tout ceci effectué, vous êtes prêt(e) pour utiliser la poule ou l’œuf.

Installer une imprimante HP sous GNU/Linux

Installation du driver

Allez sur le site http://foo2zjs.rkkda.com/ et téléchargez y le fichier foo2zjs.tar.gz ou lancez la commande suivante (attention, le paquet sera téléchargé à l’endroit où vous vous trouvez) :

$ wget -O foo2zjs.tar.gz http://foo2zjs.rkkda.com/foo2zjs.tar.gz

Désarchivez le paquet et déplacez vous dans le dossier créé :

$ tar zxf foo2zjs.tar.gz
$ cd foo2zjs<code>

Compilez à présent le driver...
<code>$ make

et installez le :

$ su
# make install

Installation de l’imprimante

Pour procéder à l’installation de l’imprimante, nous allons passer par la page admin de CUPS. Dans votre navigateur Web, ouvrez la page http://localhost:631. Dans l’onglet Administration, cliquez sur Add Printer. Le nom d’utilisateur est root et le mot de passe correspond à votre mot de passe root sous Debian et votre login utilisateur et mot de passe classique sous Ubuntu.

Cliquez sur Add printer puis sélectionnez votre modèle d’imprimante, qui doit avoir été reconnu, après la ligne Discovered Network Printers. (Pour moi, l’imprimante à sélectionner est HP LaserJet Professional P1102w (Hewlett-Packard HP LaserJet Professional P1102w).) Cliquez ensuite sur “Continue”.

Remplissez à présent les différents champs ; laissez Name et Description par défaut, indiquez ce que vous voulez après Location (e.g. bureau, chambre, labo, etc.) ainsi qu’après Sharing. Cliquez sur “Continue”.

Indiquez la marque de votre imprimante après Make (ici HP) et cliquez sur “Continue”.

Enfin, sélectionnez votre modèle d’imprimante (pour moi, c’est “HP LaserJet Pro P1102w Foomatic/foo2zjs-z2 (recommended) (en)”) et terminez en cliquant sur “Add Printer

Votre imprimante devrait être prête à fonctionner. Vous pouvez vous en assurer en lançant l’impression d’un document ou en d’une page de test.

Source

Installez LaTeX

LaTeX est un système de composition de documents. Il consiste en un ensemble de macro-commandes facilitant l’utilisation du “processeur de texte” TeX.

Le principe de base de LaTeX est de séparer le fond (le contenu) de la forme (la mise en page), le rédacteur écrit donc son document en suivant certaines règles syntaxiques en se concentrant uniquement sur son contenu pour ensuite compiler son fichier afin d’obtenir un document lisible et imprimable (PDF, PS, DVI, etc.)

Installation

Afin de pouvoir utiliser LaTeX, il est nécessaire d’installer une distribution (un ensemble de paquets). Sous GNU/Linux, la plus couramment utilisée est TeX-Live, qui a l’avantage d’être très complète.

Pour l’installer, il existe plusieurs solutions :

  • avec un DVD :
    • télécharger l’iso du DVD,
    • acheter un DVD auprès des associations d’utilisateurs (TUG, TeX Users Group) comme GUTenberg ;
  • par les dépôts de votre distribution GNU/linux.

TeX-Live étant une distribution LaTeX il est possible (au même titre qu’avec une distribution GNU/Linux) de ne pas installer l’ensemble des paquets.

Le paquet minimum à installer est texlive. Ensuite, il est conseillé d’installer le support du français texlive-lang-french ainsi qu’un ensemble de paquets utiles pour une utilisation agréable de LaTeX texlive-latex-extra.

# apt-get install texlive texlive-lang-french texlive-latex-extra

Autrement, il est aussi possible d’installer l’ensemble de la distribution TeX-Live avec le paquet texlive-full (attention, dans ce cas la taille de l’ensemble des paquet est très volumineuse !)

# apt-get install texlive-full

Aucune configuration n’est à réaliser durant l’installation de la distribution TeX-Live. Une fois ceci fait, l’utilisation de LaTeX peut commencer.

Logiciels utiles

Édition des fichiers

Pour éditer les fichiers nécessaires à l’écriture de vos documents sous LaTeX (les fichiers portant l’extension .tex, .bib, etc.), un simple éditeur de texte peut suffire (p.ex. Gedit, Kate, nano, vim, emacs, etc.), mais il est plus utile et plus agréable d’avoir un logiciel prévu pour l’édition de fichiers LaTeX, qui va pouvoir proposer une coloration syntaxique, un système d’auto-complétion, etc. Ainsi existent entre autres :

  • TeXmaker (disponible dans les dépôts d’Ubuntu avec le paquet texmaker) ;
  • TeXstudio (fork de TeXmaker) ;
  • Kile (prévu pour KDE) ;

Visionnage des documents compilés

LaTeX compile vos documents source et sort un document lisible et imprimable. Ce document peut se trouver sous plusieurs formes (selon les besoins). Il est possible d’obtenir un fichier DVI (.dvi) signifiant Device Independent, qui est la sortie par défaut de LaTeX, mais il est également possible d’obtenir un fichier PDF (.pdf) ou un fichier PostScript (.ps).

Afin de les afficher, il est nécessaire d’avoir une visionneuse. Sous GNU/Linux, il existe notamment Evince.